jeudi 19 septembre 2013
Nous sommes debout un tout petit peu plus tard. Une tante, Annick de K. pour ne pas la nommer, nous a fait sonner Skype à 2h20 du matin croyant que nous étions en France... Je n'aurais pas du laisser le PC ouvert !
Au programme, balade en bateau pendant une heure dans la baie de San Francisco puis départ en direction de Monterey. Nous reprenons la voiture après avoir acquitté à l'hôtel 145$ de frais de parking pour 3 nuits... Bon, le m2 est cher à San Francisco. Je me demande même si ça ne vaut pas le coup (le coût ?) d'arrêter le contrat de location et d'en reprendre un autre à la fin du séjour. A voir...
En route pour l'embarcadère, nous passons devant le QG de la Coupe de l'América et nous apercevons les deux bateaux en lice, mouillés à quelques mètres du quai. Le temps de trouver une place de parking, nous voilà tous deux sur le bord du quai à les admirer en plein préparatif des régates de l'après-midi. Le lieu est complètement ouvert au public et pourtant le nombre de badauds est ridicule, en particulier si l'on excepte les aficionados néo-zélandais.
Les bateaux larguent leurs bouées pour rejoindre la zone de départ.
Nous partons à notre tour décidés à tenter le coup et voir si l'on peut rejoindre notre tribune.
Et ça marche ! Quand bien même le lecteur de code-barre émet un bruit bizarre lors du contrôle des billets, le chef du poste de contrôle nous laisse passer avec un sourire très agréable !
Et c'est à nouveau parti !
Cette fois, Oracle agit avec Maestria et prend le meilleur sur Team New Zealand sur la ligne de départ.
Plus de cinq secondes. La course fut magnifique et jamais Oracle ne perdit le contrôle de la course, y compris en vitesse pure dans les grands bords. C'est avec 29'' d'avance qu'il coupe la ligne d'arrivée.
Je ne vous décris pas la tête des Kiwis présents dans notre tribune. Ils sablaient le champagne avec du Mumm de Napa Valley avant même le départ de cette douzième régate !
Nous attendons alors le départ de la treizième régate. Team New Zealand change son foc à quelques encablures. Le ballet des hélicos de retransmission TV reprend. C'est, parait-il, bon signe. Le décompte des 15' commence...puis s'arrête. Il est réinitialisé à 15', puis il s'arrête à nouveau et est à nouveau réinitialisé. Le décompte continue. 15, 12, 10 8, tout va bien. 6, les concurrents se croisent devant la ligne et se jaugent en déjaugeant. (fallait la faire, celle-là, et je ne m'en prive pas !).
Et, catastrophe, le scénario de la veille recommence, le chrono s'arrête une nouvelle fois et ne repartira pas ! Le vent a forci au delà des 20 noeuds et la régate est reportée à demain. Nous quittons la tribune à la fois un peu dépités de cette issue provisoire et heureux d'avoir pu assister à cet évènement dans de telles conditions.
A notre passage, le chef du poste de contrôle nous salue jovialement et nous souhaite à demain avec un sourire complice. Nous lui expliquons que non, cette fois c'est fini pour nous. Il nous souhaite de rentrer saufs en France.
Nous partons alors pour l'embarcadère que nous atteignons à 14h15 alors que nous avions programmé d'y être à 10h... C'est parfois super les changements de programme !
Le tour de la baie est comme le tour de la ville, rapide mais néanmoins sympathique. Les oreilles équipées d'écouteurs, nous avons le droit aux commentaires éclairés sur le parcours qui nous conduit de la jetée au Golden Gate Bridge en longeant la côte, puis par le nord en contournant Alcatraz.
Saviez-vous que le fort au pied du Golden Gate a servi de décor à une scène de Sueurs Froides d'Alfred Hitchcock ?
Nous apprenons aussi que le trois-mâts amarré dans le port a été un décor des Révoltés du Bounty.
Cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu de référence cinématographique !
Nous partons vers 16h45 en direction de Monterey, que nous n'atteindrons qu'à 20h15 en raison, principalement des embouteillages à la sortie de San Francisco. Nous passons à côté de Castroville que nous confondons avec son homonyme du Texas, surnommé Little Alsace car peuplé il fut un temps d'émigrés alsaciens qui y avaient imposé l'usage de l'alsacien. Par contre, c'et bien dans cette ville que Marilyn Monroe fut élue en février 1948 Reine de l'artichaut ! Là aussi, ça ne s'invente pas, ça se déguste une info pareille !
Vu les aléas d'internet, l'intégration des photos du jour se fera via une mise-à-jour demain soir. Je tente cependant d'en mettre au moins une pour vous faire patienter !
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jeudi 19 septembre 2013
San Francisco/Coupe de l'America - Jour 29
Mercredi 18 septembre 2013

Il est midi, Cette fois, ça y est !
Nous sommes, comme hier, installés confortablement dans nos gradins. La foule est toujours aussi clairsemée. Un vrai hot-dog dans la main, nous regardons le Challenger, Emirates Team New Zealand, qui fait le spectacle en attendant le départ, bientôt rejoint par Oracle.
Sous le Golden Bridge, la goélette America est sublime d'élégance. Quelques otaries nagent dans la baie devant nous.
Tout est prêt pour le spectacle.


Et voilà, le départ est donné. Le premier virement de bouée juste en face de nous est une vraie empoignade dont Team New Zealand sort vainqueur. Les deux bateaux filent vers la bouée suivante perchés sur leurs foils à près de 40 nœuds pour un vent de 17-18 nœuds. C'est hallucinant !
Cependant, si la vitesse des deux bateaux est proche, le NZ ne laissera aucune chance à Oracle en finissant avec 15'' d'avance sur la ligne d'arrivée.
Un peu plus tard, le départ de la deuxième course est donné. Le bateau des Kiwis est lancé comme un boulet de canon et frôle le bateau américain au niveau de la ligne de départ. Au virement de la bouée, Team New Zealand semble laisser sur place Oracle qui ne déjauge même pas, nous laissant dans une grande stupeur. A ce moment, nous apprenons que le départ a été annulé quelques secondes après avoir été donné. Nous apprendrons plus tard que la limite de vent a été dépassée, compte tenu d'un courant de marée important.
Les bateaux font des ronds dans l'eau en attendant un nouveau départ.
Quelques minutes plus tard, le mot "Postponed" est affiché sur l'écran. Tout est remis à demain ! Cette fois, nos billets ne seront plus valables.
De plus, nous partons normalement en fin de matinée pour Monterrey.
Il ne nous reste plus qu'à bâtir un nouveau projet de voyages pour dans trois ans, en Nouvelle-Zélande cette fois. Les Kiwis mènent 8-1 et je ne vois pas comment Oracle pourrait remporter 7 courses d'affilée !
Et puis l'hémisphère sud, c'est tentant, non ? Je vois bien un combiné Australie/Nouvelle-Zélande...
Bon, arrêtons de rêver un instant et revenons à nos moutons plus terre-à-terre...
Ce matin, un guide de Cali'fun est venu nous récupérer à l'Hôtel pour le Ultimate San Francisco Tour. Bien, San Francisco Tour, je suis d'accord, Ultimate ? Peut-être un peu exagéré, un peu... Nous sommes rejoints par deux autres français, de Vertou, près de Nantes et c'est tous les cinq, avec notre guide que nous faisons notre tour de San Francisco.
Le quartier chinois bien sûr, mais aussi le quartier gay, vietnamien, italien, mexicain et aussi hippies. Les communautés se jouxtent sans se mélanger. Les territoires sont, semble-t-il, assez bien délimités même si, avec le temps, certains quartiers ou blocs changent de drapeau.
Un tour à pied sur le Golden Gate où nous jetons un regard sur la statue de Joseph STRAUSS, le concepteur du pont. De là, départ vers Land's end, le bout du territoire anciennement occupé par une immense piscine couverte dont il ne reste que les fondations. Aujourd'hui, le paysage a un faux-air de Finistère. J'ai failli écrire "malgré le beau temps"... Non, ça, je ne peux pas l'écrire. De plus, la côte de San Francisco est très souvent plongée dans le brouillard et la température est à ce moment là bien moins clémente. Des buissons d'hortensias rajoutent à la similitude bretonne.
Nous traversons le Golden Gate Park, sorte de Central Park en gigantesque. C'est le poumon vert de San Francisco et le lieu de différents musées et pavillons, restes d'une exposition universelle passée.
Nous grimpons sur les Twin Peaks, les collines jumelles qui dominent la ville. Quel point de vue !
A un moment, nous passons à proximité de la tour Coit, qui en anglais se prononce "Coït". Non, je n'ai pas inventé le nom. Une femme du nom de Lillie Hitchkock-Coit a légué le tiers de sa fortune pour ériger une tour un rien phallique, sensée représenter une lance à incendie... car c'était une fervente admiratrice des pompiers... Comment voulez-vous qu'on invente un truc pareil ?
Retour vers notre hôtel après un, rapide, passage devant la maison bleue chantée par Maxime Le Forestier.
Depuis l'hôtel, nous sautons dans un taxi, destination la Marina où nous attend la Coupe de l'America.
Et voici comment je reboucle la journée décrite dans le désordre...
A noter, le repas du soir chez Scoma's, un restaurant de fruits de mer niché dans un recoin du Fisherman's wharf, pas évident à trouver. A ne pas louper, c'est une adresse de qualité !
Bon, demain, un petit tour dans la baie et en route pour Monterey.
Il est midi, Cette fois, ça y est !
Nous sommes, comme hier, installés confortablement dans nos gradins. La foule est toujours aussi clairsemée. Un vrai hot-dog dans la main, nous regardons le Challenger, Emirates Team New Zealand, qui fait le spectacle en attendant le départ, bientôt rejoint par Oracle.
Sous le Golden Bridge, la goélette America est sublime d'élégance. Quelques otaries nagent dans la baie devant nous.
Tout est prêt pour le spectacle.


Et voilà, le départ est donné. Le premier virement de bouée juste en face de nous est une vraie empoignade dont Team New Zealand sort vainqueur. Les deux bateaux filent vers la bouée suivante perchés sur leurs foils à près de 40 nœuds pour un vent de 17-18 nœuds. C'est hallucinant !
Cependant, si la vitesse des deux bateaux est proche, le NZ ne laissera aucune chance à Oracle en finissant avec 15'' d'avance sur la ligne d'arrivée.
Un peu plus tard, le départ de la deuxième course est donné. Le bateau des Kiwis est lancé comme un boulet de canon et frôle le bateau américain au niveau de la ligne de départ. Au virement de la bouée, Team New Zealand semble laisser sur place Oracle qui ne déjauge même pas, nous laissant dans une grande stupeur. A ce moment, nous apprenons que le départ a été annulé quelques secondes après avoir été donné. Nous apprendrons plus tard que la limite de vent a été dépassée, compte tenu d'un courant de marée important.
Les bateaux font des ronds dans l'eau en attendant un nouveau départ.
Quelques minutes plus tard, le mot "Postponed" est affiché sur l'écran. Tout est remis à demain ! Cette fois, nos billets ne seront plus valables.
De plus, nous partons normalement en fin de matinée pour Monterrey.
Il ne nous reste plus qu'à bâtir un nouveau projet de voyages pour dans trois ans, en Nouvelle-Zélande cette fois. Les Kiwis mènent 8-1 et je ne vois pas comment Oracle pourrait remporter 7 courses d'affilée !
Et puis l'hémisphère sud, c'est tentant, non ? Je vois bien un combiné Australie/Nouvelle-Zélande...
Bon, arrêtons de rêver un instant et revenons à nos moutons plus terre-à-terre...
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| America ! |
Ce matin, un guide de Cali'fun est venu nous récupérer à l'Hôtel pour le Ultimate San Francisco Tour. Bien, San Francisco Tour, je suis d'accord, Ultimate ? Peut-être un peu exagéré, un peu... Nous sommes rejoints par deux autres français, de Vertou, près de Nantes et c'est tous les cinq, avec notre guide que nous faisons notre tour de San Francisco.
Le quartier chinois bien sûr, mais aussi le quartier gay, vietnamien, italien, mexicain et aussi hippies. Les communautés se jouxtent sans se mélanger. Les territoires sont, semble-t-il, assez bien délimités même si, avec le temps, certains quartiers ou blocs changent de drapeau.
Un tour à pied sur le Golden Gate où nous jetons un regard sur la statue de Joseph STRAUSS, le concepteur du pont. De là, départ vers Land's end, le bout du territoire anciennement occupé par une immense piscine couverte dont il ne reste que les fondations. Aujourd'hui, le paysage a un faux-air de Finistère. J'ai failli écrire "malgré le beau temps"... Non, ça, je ne peux pas l'écrire. De plus, la côte de San Francisco est très souvent plongée dans le brouillard et la température est à ce moment là bien moins clémente. Des buissons d'hortensias rajoutent à la similitude bretonne.
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| Le paradis des surfeurs californiens |
Nous traversons le Golden Gate Park, sorte de Central Park en gigantesque. C'est le poumon vert de San Francisco et le lieu de différents musées et pavillons, restes d'une exposition universelle passée.
Nous grimpons sur les Twin Peaks, les collines jumelles qui dominent la ville. Quel point de vue !
A un moment, nous passons à proximité de la tour Coit, qui en anglais se prononce "Coït". Non, je n'ai pas inventé le nom. Une femme du nom de Lillie Hitchkock-Coit a légué le tiers de sa fortune pour ériger une tour un rien phallique, sensée représenter une lance à incendie... car c'était une fervente admiratrice des pompiers... Comment voulez-vous qu'on invente un truc pareil ?
Retour vers notre hôtel après un, rapide, passage devant la maison bleue chantée par Maxime Le Forestier.
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| C'est quoi, cette fleur ? |
Depuis l'hôtel, nous sautons dans un taxi, destination la Marina où nous attend la Coupe de l'America.
Et voici comment je reboucle la journée décrite dans le désordre...
A noter, le repas du soir chez Scoma's, un restaurant de fruits de mer niché dans un recoin du Fisherman's wharf, pas évident à trouver. A ne pas louper, c'est une adresse de qualité !
Bon, demain, un petit tour dans la baie et en route pour Monterey.
mardi 17 septembre 2013
San Francisco/Coupe de l'America - Jour 28
Mardi 17 septembre 2013
C'est loupé ! Pas de suspens pour vous, beaucoup pour nous !
Autant le dire tout de suite, les régates de ce jour ont été annulées...
Revenons au début de la journée. Nous avons quitté l'hôtel de bon matin et de bonne humeur après une discussion sympa avec Marine et Benoît sur Skype. Tout se présentait alors bien.
De rue en rue, de bloc en bloc, nous avons parcouru à pied la distance séparant de l'hôtel du Pier 27/29, le QG de la Coupe de l'America. Un peu fourbus, nous avons notre premier contact avec la Coupe. Il faut avouer que ce n'est pas du tout la foule à laquelle nous nous attendions. Les spectateurs sont clairsemés.
Quelques yachts de toute beauté sont amarrés le long du quai. Nous sommes fiers de constater que plusieurs sont de construction française et l'un sur des plans de Michel JOUBERT, l'architecte naval qui a dessiné Moatetoane ! Mais oui, Moatetoane, le Monde entier connait Moatetoane, enfin, le notre de Monde....
Un membre de l'organisation nous indique que, pour rejoindre la marina où nous sommes placés, il faut prendre le tram F puis, à Fischerman's wharf remonter deux blocs et prendre le bus 30. Après quelques allez-retour, nous finissons par trouver le bus dans lequel nous montons...et qui tombe en panne quelques centaines de mètres plus loin....
Nous finissons le chemin comme nous l'avons commencé : A pied !
La tribune est à moitié vide. Nous sommes entourés de néo-zélandais. Nous agitons donc deux fanions, un US et un NZ. Pas de jaloux !


Team New Zealand apparait au fond de la baie. Quelques instants plus tard il est devant nous. Impressionnant ! Oracle le rejoint et, ensemble, ils font des ronds dans l'eau pour notre plus grand plaisir. Des embarcations parfois improbables naviguent sur le plan d'eau, y compris un kayac. On se demande bien ce qu'il fait là.
Les hélicoptères sont en place pour retransmettre les images et nous ne manquons pas de nous agiter à leur passage. Vous nous avez vu ? Je porte un pull bleu marine et Cathy sa polaire bleu ciel ! Regardez mieux.
Les commentateurs commentent. En gros, ils parlent pour ne rien dire ou de la pluie et du beau temps. Enfin, pas de la pluie, pas de risque mais surtout du vent, un peu trop fort, nous sommes à 15' du départ quand on nous annonce que celui-ci est reporté ; puis annulé, la faute à ce satané vent qui souffle à 23 nœuds au lieu de 22 ! Scrogneugneugneugneu ! (pour ménager les lecteurs aux oreilles sensibles car en fait, j'ai utilisé d'autres termes moins châtiés...).
Bonne nouvelle, nos billets sont validés pour les deux courses de demain. Rendez-vous est pris avec nos voisins de tribune, du moins ceux qui ne prennent par leur avion ce soir ou demain matin.
Nous reprenons notre marche à pied. Des bénévoles nous ont véhiculés sur les 100 premiers mètres, au bout de la jetée. Par hasard, nous passons devant la base des scouts-marins de San Francisco. Souvenirs de jeunesse, sniff.

Nous occupons le reste de l'après-midi à visiter le San Francisco Maritine Historical Park. Sur un vieux quai en bois sont rassemblés des vieux gréments de toutes sortes et tailles, de tous états et âges.
Un grand trois mâts en acier de la fin du 19ème, le Balclutha, qui a fini sa carrière dans la pêche à la morue, mais aussi une coque de trois mâts en bois en pleine restauration, des remorqueurs à vapeur et plusieurs unités plus petites pleines de charme.
Voilà. Il ne nous reste plus qu'à vous donner rendez-vous demain soir en priant pour que le vent tombe un peu. Pas beaucoup, juste un petit nœud ...
C'est loupé ! Pas de suspens pour vous, beaucoup pour nous !Autant le dire tout de suite, les régates de ce jour ont été annulées...
Revenons au début de la journée. Nous avons quitté l'hôtel de bon matin et de bonne humeur après une discussion sympa avec Marine et Benoît sur Skype. Tout se présentait alors bien.
De rue en rue, de bloc en bloc, nous avons parcouru à pied la distance séparant de l'hôtel du Pier 27/29, le QG de la Coupe de l'America. Un peu fourbus, nous avons notre premier contact avec la Coupe. Il faut avouer que ce n'est pas du tout la foule à laquelle nous nous attendions. Les spectateurs sont clairsemés.
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| Cathy et son AC45 |
Quelques yachts de toute beauté sont amarrés le long du quai. Nous sommes fiers de constater que plusieurs sont de construction française et l'un sur des plans de Michel JOUBERT, l'architecte naval qui a dessiné Moatetoane ! Mais oui, Moatetoane, le Monde entier connait Moatetoane, enfin, le notre de Monde....
Un membre de l'organisation nous indique que, pour rejoindre la marina où nous sommes placés, il faut prendre le tram F puis, à Fischerman's wharf remonter deux blocs et prendre le bus 30. Après quelques allez-retour, nous finissons par trouver le bus dans lequel nous montons...et qui tombe en panne quelques centaines de mètres plus loin....
Nous finissons le chemin comme nous l'avons commencé : A pied !La tribune est à moitié vide. Nous sommes entourés de néo-zélandais. Nous agitons donc deux fanions, un US et un NZ. Pas de jaloux !


Team New Zealand apparait au fond de la baie. Quelques instants plus tard il est devant nous. Impressionnant ! Oracle le rejoint et, ensemble, ils font des ronds dans l'eau pour notre plus grand plaisir. Des embarcations parfois improbables naviguent sur le plan d'eau, y compris un kayac. On se demande bien ce qu'il fait là.
Les hélicoptères sont en place pour retransmettre les images et nous ne manquons pas de nous agiter à leur passage. Vous nous avez vu ? Je porte un pull bleu marine et Cathy sa polaire bleu ciel ! Regardez mieux.
Les commentateurs commentent. En gros, ils parlent pour ne rien dire ou de la pluie et du beau temps. Enfin, pas de la pluie, pas de risque mais surtout du vent, un peu trop fort, nous sommes à 15' du départ quand on nous annonce que celui-ci est reporté ; puis annulé, la faute à ce satané vent qui souffle à 23 nœuds au lieu de 22 ! Scrogneugneugneugneu ! (pour ménager les lecteurs aux oreilles sensibles car en fait, j'ai utilisé d'autres termes moins châtiés...).
Bonne nouvelle, nos billets sont validés pour les deux courses de demain. Rendez-vous est pris avec nos voisins de tribune, du moins ceux qui ne prennent par leur avion ce soir ou demain matin.
Nous reprenons notre marche à pied. Des bénévoles nous ont véhiculés sur les 100 premiers mètres, au bout de la jetée. Par hasard, nous passons devant la base des scouts-marins de San Francisco. Souvenirs de jeunesse, sniff.

Nous occupons le reste de l'après-midi à visiter le San Francisco Maritine Historical Park. Sur un vieux quai en bois sont rassemblés des vieux gréments de toutes sortes et tailles, de tous états et âges.
Un grand trois mâts en acier de la fin du 19ème, le Balclutha, qui a fini sa carrière dans la pêche à la morue, mais aussi une coque de trois mâts en bois en pleine restauration, des remorqueurs à vapeur et plusieurs unités plus petites pleines de charme.
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| Déjà vu quelque part, toi ? |
Voilà. Il ne nous reste plus qu'à vous donner rendez-vous demain soir en priant pour que le vent tombe un peu. Pas beaucoup, juste un petit nœud ...
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