Affichage des articles dont le libellé est cow-boy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cow-boy. Afficher tous les articles

dimanche 8 septembre 2013

Goosewing Ranch - Jour 18

Samedi 7 septembre 2013

Petit retour en arrière, nous sommes vendredi soir. Nous avons bien fait de rédiger notre page de blog avant la soirée. Après, c'eut été trop tard. François, le propriétaire, a décidé d'organiser une dégustation des vins de sa cave. Nous commençons par un crémant autrichien, appréciable, malgré un début de bouchon. Suivront un Pouilly Fuissé comparé à un Chardonnay des environs de Montpellier qui tenait le défi. Nous passons ensuite aux vins rouges, d'Autriche, de Loire, du Chili, de Bordeaux et, pour finir, un rouge californien.

 Avec la pluie, le cook-out s'est transformé en cook-inside avec une sorte de bœuf bourguignon revisité.

Un vrai chanteur country accompagne le repas. Vu le répertoire, la distribution de cahier de chants et le vin, il n'en faut pas plus pour que le lobby se transforme en cabaret Western. Cathy réclame You are my little sunshine et moi Rollin, rollin rollin... Nous ne sommes pas nombreux mais nous faisons du bruit pour cent !

Aux États-Unis, c'est aussi la rentrée scolaire. De fait, au ranch il y a en tout et pour tout 3 jeunes français installés à Los Angeles avec deux enfants  et trois couples d'américains avec lesquels nous avons sympathisé. Tout ça ne fait pas la foule et nous avons l'impression d'être en privé.


9h15 : c’est l’heure du départ pour la randonnée à cheval de 4 heures. Nous traversons des rivières, montons des collines, descendons des collines, retraversons une rivière, remontons une colline, le tout au milieu du wilderness. Rien à des kilomètres à la ronde sinon des forêts, des pistes de bêtes sauvages et des sortes de landes avec des plantes un peu semblables à de la lavande mais en jaune. Une biche nous jette un regard plus étonné qu’apeuré avant de nous montrer ses fesses bien impoliment !
Nous arrivons au Soda Lake en fin de matinée. Un 4x4 les roues pleines de boue nous y a précédé. Ce sont des pêcheurs qui tentent leur chance sur ce petit lac difficile d’accès. Nous sortons nos sandwiches des sacs de fonte de selle et nous nous installons confortablement sur des troncs couchés.
Au retour, même scénario : monter une colline, descendre une colline, traverser une rivière, empêcher le cheval de boire l’eau boueuse de l’orage de la nuit, remonter une colline…
A l’arrivée, même pas mal ! Super, non ?







16h, la journée n’est pas finie. C’est l’heure de la compétition amicale entre les Etats-Unis et la France. Nous avons enterré la hache de guerre de la veille pour passer au 22LR. C’est du sérieux cette fois. Malheureusement, si nous avons tenu le début de la compétition, nous nous sommes écroulés sur la fin alors que nos amis allaient crescendo…
Désolé…
Mais tout c’est terminé dans la bonne humeur au diner où ils ont poussé le fair-play jusqu’à nous offrir le vin, un muscadet pour commencer, un pinot noir de Jackson Hole pour finir en beauté.
Cela va être dur de nous quitter demain matin après le petit déjeuner !


vendredi 6 septembre 2013

Goosewing Ranch - Jour 17

Vendredi 6 septembre 2013

Que c'est dur la vie de ranchero !
Lever 7h pour un copieux petit déjeuner à 8h. Le temps d'une petite lessive dans la laverie du ranch, nous voici à cheval pour une heure de manège, histoire de nous dérouiller. Il faut dire que la dernière fois que je suis monté à cheval, c'était sur un cheval de ferme qui s'appelait Blond. C'était au Prat-Hir à Saint Pol de Léon, dans la ferme où était née ma grand-mère. Je devais avoir quoi, quatorze ans ?
Il semblerait que le cheval, c'est comme le vélo : on peut toujours tomber et se faire mal... Seulement, le cheval, c'est plus haut.







Celui de Cathy s'appelle Bandit, le mien Böbber... Isch hab a böbber ! Cela dit, c'est de la crème de cheval, pas du retord de rodéo.
Bon, à voir les photos, je ressemble plus à Eric "Hoss" Cartwright dans Bonanza qu'à un jockey du Grand Prix de l'Arc de Triomphe et j'en suis fier, en plus ! Pendant ce temps, d'autres s'entrainent à la pêche à la mouche et une petite fille s'entraine au "body painting" sur un Apalloose, là où les taches claires sont une incitation à la peinture.
Au déjeuner, chacun se prépare son hamburger et nous voici repartis pour une randonnée de deux heures dans la campagne alentour. Cathy ne sera pas prix d'élégance avec son casque mais la ferme volonté de rencontrer son futur petit-fils a primé. Moi, j'ai une caboche de breton : indestructible !
De retour, sans préparation aucune et les fesses légèrement endolories, me voici inscrit dans un tournoi de lancer de haches. La France fut bien représentée dans cette compétition internationale !
La pluie tombe. Cathy soigne un genou un peu rebelle.
Ce soir, ce sera cook-out, dégustation de vins de France et d'ailleurs et chansons autour du feu.
Nous allons nous coucher en sentant la fumée.